Touriste laisse la parole à un aventurier et ce tous les mardis pour une période indéfinie.
Il
était pour moi important de donner l'opportunité à certains de
s'exprimer sur mon blog et de laisser ainsi mon trafic à disposition de
ceux qui ont des choses à dire.
Si d'ailleurs vous voulez publier via mon blog, je vous laisse me contacter à l'adresse suivante :
Flashpacker
c'est l'histoire d'un type, Sinbad, qui n'a rien à perdre et qui décide
du jour au lendemain de partir voir ailleurs. Vous découvrirez au fil
des chapitres ses aventures, ses motivations, ses provocations et des
coups de gueules.
Bref... Flashpacker... C'est toute une histoire...
«
FLASHPACKER
Chapitre II – Rome en 12 heures
J'arrive
sans problème à Rome, quoique... mon prochain vol n'est qu'a 22h15 et,
hormis la sieste, je n'ai pas dormi depuis bientôt 24h. Le voyageur se
bat avec le fatigué... on visite ou on va se coucher? Le premier prend
finalement le dessus et nous voilà partis pour le centre de Rome.
Le
bus me dépose en face de deux hôtels… si bien que la bataille reprend
de plus belle. Le fatigué finissant par obtenir raison oblige mon corps à
se diriger vers l'hôtel tant bien que mon âme essaye de le retenir.
C'est peine perdue, le corps marche seul comme un poulet sans tête
faisant ses derniers pas !
Réception, chambre, 240€ ! Boom ! Le corps se rachète auprès de l'âme et je demande un café, puis deux, puis trois.
Enfin
réveillé, par un café qui n'a d'italien que le nom, je quitte l'hôtel
et me dirige vers le fameux touribus à deux étages. Un ticket et un tour
avec tous ses stops. Sympa, même si ce n'est pas ma façon préférée de
voyager.
N'ayant q'une journée, je ne me
fais pas la morale et prend mon pseudo mal en patience. Le centre
historique et les plus beaux bâtiments de Rome sont passés en revue, fan
d'architecture, je suis conquis.
Arrive
le fameux Colosseum. Ma plus grosse attente. Impressionnant tant par son
architecture que par son histoire. En le voyant, On rêve d'entendre le
bruit des glaives s'entrechoquant au milieu de l'arène, de rentrer et
d'apercevoir un char de combat charger quelques futurs morts, d'entendre
le rugissement d'un tigre ou la foule crier d’un seul homme :
- « A mort ! A mort ! A mort ! »
Tandis qu'un gladiateur attend, le glaive tranchant posé sur le coup de l'ennemi, le signe du pouce de l’empereur.
Au
lieu de ça, on a le droit à 3 pauvres italiens en « déguisement » de
légionnaire prendre quelques photos avec des touristes de tout les
continents. La pseudo magie, si on peut parler de magie, prend
définitivement fin lorsque l'un d'eux décroche son téléphone portable...
tristesse…
Serait-ce
si difficile de remettre le Colosseum en état et d'organiser de beaux
et grands spectacles ? Je ne demande pas le retour des esclaves et des
exécutions, soyons clair.
Parenthèse faite,
je me retrouve a l'intérieur du Colosseum et l'on peut dire qu'a défaut
de voir les jeux, on les imagine très bien. On a l'impression que la
pierre transpire encore la sueur des combats. Dans les coursives du
bâtiment, obscure, on aperçoit de temps en temps la lumière venant de
l'arène. C'est enivrant. Je me mets a la place d'un gladiateur/esclave
voyant cette lumière comme pouvant être la dernière, c'est angoissant.
Je
sors du Colosseum l'esprit rêveur et heureux. Le banc de touristes me
sort de ma rêverie et je retombe dans la foule bruyante et énervante.
Apres
avoir terminé mon tour par la magnifique Fontaine de Trevi, je décide
de m'enfoncer dans la ville a la recherche d'un déjeuner/dîner.
Je
ne sais plus très bien où j'en suis, la fatigue me gâche le reste de la
journée. Je déambule dans Rome, admirant ses rues étroites qui donne au
centre historique un cachet comparable au Marais de Paris… en moins
beau tout de même. C'est à cet instant que le plan de sauvegarde et de
mise en valeur du Marais prend tout son sens.
Je
termine mon après-midi en terrasse a déguster un verre de vin qui aura
le don de m'achever. Bus, direction l'aéroport. En route pour l'Amérique
du sud, Buenos Aires et forcement, une bonne nuit de sommeil.
Je quitte Rome quelque peu déçu, non pas de la ville mais du faible temps que j'ai eu a ma disposition pour la découvrir.
Dans l'avion... pas de rencontre particulière et donc un voyage assez fade…