mercredi 24 octobre 2012

FLASHPACKER - Chapitre II - Rome en douze heures

Hayet Benmada 17:11 0 commentaires

Touriste laisse la parole à un aventurier et ce tous les mardis pour une période indéfinie.

Il était pour moi important de donner l'opportunité à certains de s'exprimer sur mon blog et de laisser ainsi mon trafic à disposition de ceux qui ont des choses à dire.

Si d'ailleurs vous voulez publier via mon blog, je vous laisse me contacter à l'adresse suivante :  

Flashpacker c'est l'histoire d'un type, Sinbad, qui n'a rien à perdre et qui décide du jour au lendemain de partir voir ailleurs. Vous découvrirez au fil des chapitres ses aventures, ses motivations, ses provocations et des coups de gueules.

Bref... Flashpacker... C'est toute une histoire...


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FLASHPACKER


Chapitre II – Rome en 12 heures


J'arrive sans problème à Rome, quoique... mon prochain vol n'est qu'a 22h15 et, hormis la sieste, je n'ai pas dormi depuis bientôt 24h. Le voyageur se bat avec le fatigué... on visite ou on va se coucher? Le premier prend finalement le dessus et nous voilà partis pour le centre de Rome.

Le bus me dépose en face de deux hôtels… si bien que la bataille reprend de plus belle. Le fatigué finissant par obtenir raison oblige mon corps à se diriger vers l'hôtel tant bien que mon âme essaye de le retenir. C'est peine perdue, le corps marche seul comme un poulet sans tête faisant ses derniers pas !

Réception, chambre, 240€ ! Boom ! Le corps se rachète auprès de l'âme et je demande un café, puis deux, puis trois.


Enfin réveillé, par un café qui n'a d'italien que le nom, je quitte l'hôtel et me dirige vers le fameux touribus à deux étages. Un ticket et un tour avec tous ses stops. Sympa, même si ce n'est pas ma façon préférée de voyager.

N'ayant q'une journée, je ne me fais pas la morale et prend mon pseudo mal en patience. Le centre historique et les plus beaux bâtiments de Rome sont passés en revue, fan d'architecture, je suis conquis.

Arrive le fameux Colosseum. Ma plus grosse attente. Impressionnant tant par son architecture que par son histoire. En le voyant, On rêve d'entendre le bruit des glaives s'entrechoquant au milieu de l'arène, de rentrer et d'apercevoir un char de combat charger quelques futurs morts, d'entendre le rugissement d'un tigre ou la foule crier d’un seul homme :

- « A mort ! A mort ! A mort ! »

Tandis qu'un gladiateur attend, le glaive tranchant posé sur le coup de l'ennemi, le signe du pouce de l’empereur.


Au lieu de ça, on a le droit à 3 pauvres italiens en « déguisement » de légionnaire prendre quelques photos avec des touristes de tout les continents. La pseudo magie, si on peut parler de magie, prend définitivement fin lorsque l'un d'eux décroche son téléphone portable... tristesse…





Serait-ce si difficile de remettre le Colosseum en état et d'organiser de beaux et grands spectacles ? Je ne demande pas le retour des esclaves et des exécutions, soyons clair.

Parenthèse faite, je me retrouve a l'intérieur du Colosseum et l'on peut dire qu'a défaut de voir les jeux, on les imagine très bien. On a l'impression que la pierre transpire encore la sueur des combats. Dans les coursives du bâtiment, obscure, on aperçoit de temps en temps la lumière venant de l'arène. C'est enivrant. Je me mets a la place d'un gladiateur/esclave voyant cette lumière comme pouvant être la dernière, c'est angoissant.

Je sors du Colosseum l'esprit rêveur et heureux. Le banc de touristes me sort de ma rêverie et je retombe dans la foule bruyante et énervante.

Apres avoir terminé mon tour par la magnifique Fontaine de Trevi, je décide de m'enfoncer dans la ville a la recherche d'un déjeuner/dîner.




Je ne sais plus très bien où j'en suis, la fatigue me gâche le reste de la journée. Je déambule dans Rome, admirant ses rues étroites qui donne au centre historique un cachet comparable au Marais de Paris… en moins beau tout de même. C'est à cet instant que le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais prend tout son sens.

Je termine mon après-midi en terrasse a déguster un verre de vin qui aura le don de m'achever. Bus, direction l'aéroport. En route pour l'Amérique du sud, Buenos Aires et forcement, une bonne nuit de sommeil.

Je quitte Rome quelque peu déçu, non pas de la ville mais du faible temps que j'ai eu a ma disposition pour la découvrir.

Dans l'avion... pas de rencontre particulière et donc un voyage assez fade…