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Aujourd'hui, le Marketing du Touriste laisse la parole à un aventurier et ce tous les mardis pour une période indéfinie.
Il
était pour moi important de donner l'opportunité à certains de
s'exprimer sur mon blog et de laisser ainsi mon trafic à disposition de
ceux qui ont des choses à dire.
Si d'ailleurs vous voulez publier via mon blog, je vous laisse me contacter à l'adresse suivante :
Flashpacker c'est l'histoire
d'un type, Sinbad, qui n'a rien à perdre et qui décide du jour au
lendemain de partir voir ailleurs. Vous découvrirez au fil des chapitres
ses aventures, ses motivations, ses provocations et des coups de
gueules.
Bref... Flashpacker... C'est toute une histoire...
FLASHPACKER
Chapitre 5 - Mar del Plata
En partant de Buenos Aires,
j’ai oublié mon Routard dans le restaurant, et ne m’en aperçus qu’une
fois monté dans le bus. Trop tard. L’espace d'un instant je me sentis
perdu. Que vais je faire sans lui ? Le sentiment de confusion et
d'égarement dura une vingtaine de minutes. Et puis finalement je me
sentis libéré. Je me rendis compte que ce maudit livre me privait
d’aventure. Depuis que je le possédais, je planifiais tout. Les jours,
les visites, les endroits où dormir, quelques fois les restos et à
chaque fois, je me retrouvais avec un sentiment de déjà vu. Comme si
l’on avait déjà visité le lieu, goûter la nourriture ou, connaissant
l’histoire de l'endroit, y avoir déjà vécu. De par l’utilisation à
profusion des guides de voyage, vous déterminez tout d’abord si cela
vaut le coup de s'y rendre et ensuite, si vous vous décidez à y aller,
l’histoire est comme déjà écrite, les témoignages lus auparavant vous
hantent l'esprit. C'est comme si l'aventure devenait une redécouverte de
l'écriture en image... peu d’intérêt en vérité. Les violeurs
d'aventures que sont ces guides de voyage, je vous haie ! Tant et si
bien que je laissais par la même occasion mon Routard " Brésil " sur mon
siège et quittais le bus.
En arrivant, j'avais besoin de
deux choses : du soleil et des soirées. Voilà pourquoi je suis descendu à
Mar del Plata, LA ville des vacances estivales en Argentine. Familles
et étudiants s'y retrouvent pour décompresser et/ou faire la fête. Elle
se décompose en 3 lieux :
- son centre ville et son casino,
- le bord de mer et ses plage,
-
et enfin, deux grandes rues parallèles regroupant restaurants, bars et
clubs. Elles rythment les nuits de cette imposante station balnéaire de
plus de 600 000 âmes.

Son centre ville est animé en
début de soirée. Peintres et humoristes partagent le trottoir avec les
transsexuels et des maître d’échecs. C’est spécial mais bon enfant. Les
humoristes font rires pendant que les peintres vous dessinent une
caricature. Les transsexuels se pavanent dans la rue pour attirer le
client… au théâtre, ne vous méprenez pas. C’est le show le plus couru de
la ville. Pendant ce temps le maître d’échec vous propose un duel. Il
assure jusqu à 10 parties. Difficile à tromper, évidemment. J’ai obtenu
un match nul après 3 défaites.
Passons au casino, l'un des plus
grands au monde. On s'attend à quelque chose de grandiose. Ce n'est pas
le cas. L’espace étant fumeur, l'atmosphère est lourde, le service
déplorable, bruit étourdissant et cartes usées. Pas de quoi fantasmer.
En discutant avec un croupier, j'appris que beaucoup de ses collègues
meurent d'un cancer des poumons. Charmant. Résultat tout de même positif
sur ma bankroll, +1300 Pesos au Black Jack. Mais mes poumons dans tout
ça ?

Du cote du bord de mer, il y a
une bonne ambiance, en partie grâce aux grandes entreprises nationales
qui organisent des jeux et offrent des massages aux clients. Mais la
belle photo s'arrête la. Ils sont sales et ne prennent pas soin de leurs
plages. Il faut s'y rendre le matin pour découvrir les dégâts de la
veille et les quelques employés municipaux chargés d’en nettoyer le
maximum. L’autre déconvenue, c’est que la place manque. Le mètre carré
se fait rare. Vers 13 heures, les gens commencent littéralement à se
marcher dessus. J’ai pose ma serviette a 10 heures du matin, seul. Trois
heures plus tard, je me retrouvais avec des serviettes collées à la
mienne de toutes parts. Utile pour faire des rencontres mais bon… A
défaut d’une farniente paisible j’ai passé la plupart de mes après-midi
au bungalow surf. J’ai pris quelques leçons et rencontré des gens
merveilleux. Les vagues sont petites, parfaites pour débuter !
Du coté de la nuit, son quartier
se chauffe entre 22 heures et minuit, il bouillonne entre minuit et
deux heures et fulmine dès lors…
A
noter que es Argentins sortent tous en groupe d'amis mais ne s'amusent
qu'entre eux. Cette comédie s'arrête vers les deux heures. Apres quoi,
de nouveaux groupes se forment. Ils sont plus petits. On passe de 6 à 8
personnes, à 4, puis 2. Les groupes de fêtards se disloquent plus ou
moins selon la témérité festive de ses membres.
Je
me suis décidé à sortir lors de ma deuxième nuit. Je ne suis pas resté
bien longtemps dehors. Je ne sais pas si vous avez déjà fait
l’expérience de sortir seul dans un pays que vous ne connaissez pas ou
peu, ce n’est pas franchement ma tasse de thé. J’ai hésité à aller vers
les autres, trop timide sûrement. Du coup on se sent vite seul et quand
Madame déprimée vous tourne autour on commence à se demander si on a
fait le bon choix, si partir seul était une si bonne idée. Je me
ressaisie et rentre tranquillement à mon auberge, vagabondant dans mes
pensées sans que ma soirée n’est réellement débutée.
Le lendemain, en fin d’après
midi, de retour de ma session surf qui allait devenir journalière, je
rentrais dans ma chambre et me retrouvais confronté a mes colocataires
de chambré habituels et un nouvel arrivant. Martin, danois, 29 ans,
manager d’un restaurant huppé a Oslo. Le premier regard sera le bon, un
coup de foudre amical. Nous ne le savions pas encore mais nous passerons
les 74 prochains jours ensemble !
Je ne vais pas vous raconter les
détails de nos 4 nuits à Mar del Plata, mais elles ont été
mouvementées. Nous avons passé en revue tous les clubs de la ville et
avons rencontré beaucoup de charmants jeunes gens.
